Les effets du train…

le 27/02/13

 

Comme c’est étrange, je suis dans le train en partance pour Moonambel, je quitte Melbourne, une ville qui m’avait tant plu il y a 1 an et qui m’angoisse aujourd’hui… Je regarde autour de moi, par la fenêtre, on parcourt la banlieue de Melbourne, toutes ces maisons identiques, ces gares sans âme, ces zones industrielles, ces parkings immenses contenant des centaines et des centaines de voitures, ces poteaux électriques partout, ces barrières en fer, tous ces ponts en béton… en fait tout n’est que ferraille, fil électrique et béton… quelle horreur ! C’est fou ça, comme on se déshabitue vite d’un environnement… Je me demande même comment je vais pouvoir me réhabituer… cela ne fait pourtant que 10 mois que j’ai quitté tout ça… j’ai l’impression que ça fait une éternité, j’avais oublié !

L’océan me manque, les cocotiers, les lagons, le sable, je ne me rendais pas compte à quel point c’était beau et apaisant… Je me disais parfois « ok c’est bon, j’en ai fait l’expérience, je sais que je ne pourrais pas vivre dans les îles, quelque chose me manque ». Je me demande quoi maintenant, car là je me dis, mais comment vivre en ville et loin de l’océan ? Je suppose que d’ici quelques jours ou quelques semaines j’aurai un autre discours, mais changer complètement de cadre de vie et de rythme de vie en une vingtaine d’heure, moi ça me perturbe un peu ! Je ne suis pas repartie de Tahiti dans une dynamique de voyage, de découverte, et d’aventure ; je retournais juste dans un endroit familier, différent, mais que j’aimais. Mais psychologiquement je ne me suis pas préparée, je n’avais prévu qu’un passage prolongé dans des petites îles perdues au milieu du Pacifique changeraient ma perception des choses et  mes sensations vis-à-vis de ce qui m’entoure… Quelle sotte je suis ! Cela me paraît pourtant évident maintenant !

Mais c’est également ce qui est intéressant et ce que je recherchais dans mon voyage : découvrir d’autres manières de vivre et de percevoir le monde, prendre le rythme et me plonger dans des cultures différentes, et voilà quoi, je croyais revenir dans un environnement familier sauf que toutes ces expériences ont eu un impact sur moi et qu’elles me donnent un regard nouveau sur ce qui m’était pourtant connu…

C’est très con et je ne sais pas pourquoi je pense à ça, mais je me sens comme cette souris verte que l’on a trempée dans l’huile, maintenant je suis plongée dans l’eau et ça fait un truc tout bizarre, je ne pense pas me transformer en escargot tout chaud, mais je ne suis plus tout à fait la même souris verte, c’est avec un autre regard que je vois l’eau ! ( Non non, je ne me drogue pas, je vous assure !)

Bon, je  crois qu’il vaut mieux que je m’arrête là !

bises

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