euh, il vaut mieux parfois ne pas mettre de titre…

10 juin

 

Je m’adapte, et ce n’est pas un mal, au rythme de vie et surtout à la manière de concevoir les choses et le temps d’ici….

Au restaurant par exemple, je ne stresse plus comme avant de peur de faire une connerie parce que l’endroit est nouveau, non, quoiqu’il se passe, ce n’est pas grave, il ne s’agit que de clients qui sont en vacances et qui viennent manger ou prendre un café…. tranquille, take it easy !

Ça, c’est ce que je pensais le 10 Juin…

Là, on est le 21 Juin, et j’en ai un peu ma claque. Je me demande ce que je fous là, j’ai l’impression de donner mon énergie au vent, de ne servir à rien sinon à amuser la galerie. Je me casse le *** pour les cours et résultat, pour mes deux nouvelles sessions, 2 élèves sur 6 sont venus à l’une et 2 sur 3 à l’autre. Et bien sûr, sans prévenir ni même répondre à mes appels ou à mes messages…. Quant aux enfants, les sessions « initiations » l’après-midi sont plus de la garderie qu’une initiation au français. Ils s’en foutent un peu, ils veulent juste s’amuser…

Et je commence bientôt les cours dans les écoles, avec des classes allant jusqu’à 25 élèves, et qui n’ont pas tous forcément envie d’apprendre le français vu que c’est un cours obligatoire. Mmh, j’adore !

Quant à ma vie sociale, elle se limite à ma coloc et ma boss. Les locaux sont assez durs, ils en voient tellement passer des étrangers, je ne suis qu’une parmi des milliers qui viennent sur leur île puis qui repart… donc créer des liens, tu peux t’accrocher ! T’as toujours l’impression qu’il se foutent de ta gueule ! Ils se parlent en maori, rigolent entre eux et derrière toi…. j’ai l’impression d’avoir le même statut qu’un touriste ici… Bref, et cette foutue maison, parce que oui, on a déménagé, ça dois faire 10 jours  qu’on la nettoie à fond et c’est pas fini ! En plus de la crasse, on a eu toutes les galères possibles : la serrure qui ne ferme pas, l’eau qui remonte par le sol des chambres, une dizaine de nids de guêpes dans chaque pièce, l’électricité qui pète les plombs, pas de gaz, un proprio lunatique qui lui aussi pète les plombs de temps en temps, et on doit encore faire le ménage de l’ancienne maison avant dimanche….Je risque moi aussi de péter les plombs!

Voilà, voilà où j’en suis ce soir…

Demain est un autre jour ? Je l’espère vivement!


Commentaires:

2 Réponses à “euh, il vaut mieux parfois ne pas mettre de titre…”

  1. Gonga
    Gonga écrit:

    Courage professeur! Le paradis mérite bien ces tracas périphériques non ? Ici c’est tongs et la meteo promet une canicule de 2 jours, mais pas de plage encore. Gros bisous!

  2. Carine
    Carine écrit:

    Où en es-tu au 7 juillet ? As-tu commencé à relativiser ou prends-tu toujours tout à coeur ? As-tu pris le parti de prendre la vie comme les locaux, ou bien perds-tu ton énergie à essayer de les changer ? Quelles sont les raisons pour lesquelles tes élèves ne viennent pas ? Si elles sont sociales, difficiles d’y remédier. Si c’est par désintérêt et qu’ils veulent juste s’amuser,fais en sorte que tes cours deviennent « the place to be »!! Plus facile à dire qu’à faire, mais bon, je te fais confiance. Une battante ma Célinette !! Je t’embrasse très très fort

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